dimanche 13 octobre 2024

Chamanisme chinois et taoïsme

 


En Chine, le chamanisme se nomme Wu Jiao (Chinois 巫教, pinyin: wū jiào). Le terme Wu signifie indifféremment chamane ou sorcier. Il désigne quelqu’un capable d’être médiateur avec les forces qui génèrent les évènements.

A la fin de la dynastie Shang (1600 – 1046 avant notre ére), Wu désigne indifféremment le ou la sorcière. Il sera genré suivant les dynasties, mais Wu désignera toujours le ou la chamane.

Le chamanisme chinois fait référence à des Ancêtres, c’est-à-dire des êtres humains déifiés parce qu’ils parvinrent à transformer leur nature afin de devenir des dieux.

C’est cette notion en particulier que partagent le chamanisme chinois et le taoïsme.

Sous la dynastie Qing, l’empereur ordonne que soient réglementées les pratiques chamaniques.

Le jésuite français Joseph-Marie Amiot a publié une étude sur le code chamanique, " Rituels des Tartares Mandchous déterminés et fixés par l'empereur comme chef de sa religion " (1773). En 1777, l'empereur Qianlong ordonna que le code soit traduit en chinois pour être inclus dans la Bibliothèque complète des Quatre Trésors

 

Les écoles taoïstes, alors déjà très structurées, profiteront de cet édit impérial pour s’imposer

 

Diverses traditions rituéliques sont donc enracinées dans le chamanisme chinois comme celles du taoïsme populaire contemporain dont les maîtres sont parfois, toujours aujourd’hui, identifiés comme wu (chamans) bien que la plupart des ordres taoïstes ne s'identifient pas comme tels.

Le taoïsme tire cependant certaines de ses origines du chamanisme chinois : il s'est développé autour de la poursuite d'une longue vie ( shou /寿) et de la quête du statut d'immortels xian (, « homme de la montagne », « saint homme »).

 


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