En
Chine, le chamanisme se nomme Wu Jiao (Chinois 巫教, pinyin: wū jiào).
Le terme Wu 巫 signifie indifféremment chamane
ou sorcier. Il désigne quelqu’un capable d’être médiateur avec les forces
qui génèrent les évènements.
A
la fin de la dynastie Shang (1600 – 1046 avant notre ére), Wu désigne indifféremment
le ou la sorcière. Il sera genré suivant les dynasties, mais Wu désignera
toujours le ou la chamane.
Le
chamanisme chinois fait référence à des Ancêtres, c’est-à-dire des êtres
humains déifiés parce qu’ils parvinrent à transformer leur nature afin de
devenir des dieux.
C’est
cette notion en particulier que partagent le chamanisme chinois et le taoïsme.
Sous
la dynastie Qing, l’empereur ordonne que soient réglementées les pratiques
chamaniques.
Le
jésuite français Joseph-Marie Amiot a publié une étude sur le code
chamanique, " Rituels des Tartares Mandchous déterminés et
fixés par l'empereur comme chef de sa religion " (1773). En 1777,
l'empereur Qianlong ordonna que le code soit traduit en chinois pour être
inclus dans la Bibliothèque complète des Quatre Trésors.
Les
écoles taoïstes, alors déjà très structurées, profiteront de cet édit impérial
pour s’imposer
Diverses
traditions rituéliques sont donc enracinées dans le chamanisme chinois comme
celles du taoïsme populaire contemporain dont les maîtres sont
parfois, toujours aujourd’hui, identifiés comme wu (chamans) bien
que la plupart des ordres taoïstes ne s'identifient pas comme tels.
Le taoïsme tire
cependant certaines de ses origines du chamanisme chinois :
il s'est développé autour de la poursuite d'une longue vie ( shou 壽/寿)
et de la quête du statut d'immortels xian (仙,
« homme de la montagne », « saint homme »).
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